mardi 1 novembre 2016

Entrez dans la légende


PNL, Ademo, NOS, 2016, le succès, la maille. Un mal pour un bien ? Les records de ventes, d’écoutes en ligne (jadis négligeables et négligés) dirigent les projecteurs vers les deux protagonistes de ce voyage intergalactique de quelques pages. 

Qui sont-ils ? Perpétuels énervés, tantôt héros, tantôt rien à battre de tous ces blaireaux. Quoi qu’il en soit, ce phénomène musical et textuel mérite éclaircissement. 
Pour un auditeur averti, les gimmicks, références, clins d’œil, excès de violence verbaux cachent un sens beaucoup plus profond et sombre. 

Ce texte, dans son essence même n’a pas but de faire découvrir ou de présenter PNL. Vous aussi, allez plus loin que le texte, si vous pensez apercevoir le tableau, sortez-en… Entrez dans la légende.

1 - DA

Son far de l’album, sorti depuis des lustres, DA représente la période d’inter-album que nous avons connu depuis la sortie du monde Chico. On retrouve une certaine continuité avec le précédent album qui possédait un très fort pouvoir de réecoute. L’une des forces de PNL est justement cette capacité de produire des albums qui persistent dans le temps, les auditeurs revenant sans cesse à l’addiction d’un album carré, bien ficelé, même un an après sa sortie.
Dans ce texte, je ne vais pas énoncer le sens de toutes les punchlines ou de toutes les références contenues dans les différents morceaux. Je m’attarderai sur les points d’ombre, les choses moins connues que personne ne voit ou que personne ne veut voir. Voyez ça comme le coin de la cave d’un bat qui pue la pisse, le meilleur endroit pour laisser traîner son vélo, personne ne viendra le voler. Dernier avertissement pour les lecteurs qui ont eu le courage de lire jusque-là, mais d’un autre côté pensent que DA vient de la simple traduction Russe de « oui » : Ciao, quittez tout de suite, vous ne valez pas plus que tonton Marcel de nDAhood. De même, si vous n’êtes pas d’accord avec les différentes analyses proposées, ne vous sentez pas vexés, chill, relax. Je n’ai aucun but, à part niquer des mères dans la vie donc ne vous fatiguez pas à soupirer ou à vous énerver.



Commençons, voilà ce que vous avez loupé :

AD1 « Ma frappe, y’a personne qui l’arrête. Penalty j’souris au gardien.» 


Les références footballistiques ont été traitées par Mouloud Achour dans un article spécialement dédié. Thème de prédilection d’Ademo (au même titre que les références à DBZ), on peut ici voir une double interprétation, que je vais évoquer rapidement, bien qu’évidente.
La frappe, utilisée dans un contexte différent signifie un shit de la meilleure qualité disponible. Ici personne n’arrête la bicrave dudit sseum. Même lorsqu’il est pris en flagrant délit et conduit en prison, Ademo laisse le terrain (ter ter, double interprétation avec le terrain de foot) à NOS (cf. la première fois que j’béton, j’laissais le terrain à Nabil), assurant ainsi que personne n’arrête l’écoulement de la frappe. De plus, même au habs, personne n’empêche Ademo de fumer, la frappe lui parvient directement via le parloir, du taga dans les mandats, du stick dans de la gauloise (cf Mowgli, des groupies lui servent de mules).
Pour les raisons évoquées, Ademo sourit au gardien, de but ou de prison. 


AD2 « J’suis de l’époque de la SEGA, j’mentraîne à frapper comme Sagath. Rico, Rico, j’débarque PUM PUM RATATATAT » 

Une référence à la culture populaire des années 90, Sagath étant un des personnages du célèbres jeu de baston Street Fighter. Adepte de la boxe thaï, comme tous les autres personnages, Sagath s’entraînait en détruisant des voitures à coup de tibia dans les bonus stage. J’suis de l’époque de la SEGA montre une certaine ancienneté, le fait d’avoir connu le temps de la production des SEGA Megadrive ou Saturn, aujourd’hui recherchées par les collectionneurs d’objets « rétro-gaming ». 
Sagat dans Street Fighter

Vous aviez déjà capté la première partie de cette phase ? Tant mieux pour vous les kheys. Pour moi, la deuxième partie de cette phase est un exemple parlant de la deepitude et du sens caché ou enfoui des textes. Rico, Rico… Rico est le personnage principal d’une trilogie de jeux vidéo beaucoup plus récentes : Just Cause. Ayant moi-même parcouru de fond en comble ces 3 jeux, la personnalité de Rico met 2 aspects en evidence. Tout d’abord l’extrême violence de ses actes, n’hésitant pas à provoquer des explosions et fusillades à la Michael Bay (PUM PUM Ratatatat), ensuite le plus important, Rico se bat pour une seule chose, JUST CAUSE… Notre révolutionnaire n’a qu’un but, sauver son peuple, sa famille, la faisant passer avant lui. QLF ça vous dit quelque chose ?
Rico dans Just Cause 3



N1 « Gratte pas l’amitié pas d’nouveaux amis / Pas là à midi pas d’nouveaux amis» - NOS

On passe aux choses sérieuses avec une des phases les plus fortes de l’album qui pourtant passe totalement inaperçue. Ici, NOS joue sur l’ambigüité des effets de voix auquel il se soumet. La deuxième partie de la phrase, pour une oreille non initiée, peut sonner comme la répétition de la première. Pas là à midi fait référence à l’enfance des deux frères et doit forcément vous rappeler votre enfance aussi, si vous avez connu la hass. Le plus souvent, les fils d’immigrés ou de familles extrêmement modestes ne mangent pas à la cantine, ils sont externes et rêvent du statut de demi-pensionnaire. Le repas du midi et la récréation associée sont deux facteurs de socialisation, permettant de se faire des amis, étape nécessaire à l’équilibre mental d’un enfant en croissance. Les deux kheys, comme moi, ne mangeaient pas à la cantine, se sont endurcis, et ne veulent pas gratter l’amitié, il est désormais trop tard.
NOS Solitaire

2 - NAHA

Thème japonisant, références à Zelda, les deux frères ont évolué, pour la préparation de l’album, les deux frères se sont rendus au Japon chercher l’inspiration. Naha, une des villes visitées, connue pour sa « maison perchéé » (hin hin), a inspiré le gimmick « mmmmm » d’Ademo, méditant en plein refrain. Notons que sur la totalité de l’album, Ademo est tellement confiant qu’il se permet ce genre de frasques, au risque d’en déplaire à certains (moi par exemple). Cela dit, le débat n’est pas là, d’autre diront qu’Ademo a régressé, d’autres que NOS a step up. Personnellement, j’estime que l’auteur des couplets de NOS devrait avoir une augmentation :)
Naha - Japon

N2 « Mes gouttes de sueur ont l’odeur de l’enfer / Ça recommence on finira par s’y faire » 

La haine de NOS est un des thèmes les plus récurrents. Rares sont les morceaux n’y faisant pas mention. Les gouttes de sueur représentent ici l’extériorisation des sentiments haineux du plus jeune des deux frères. Le choix le plus évident aurait été d’imager cette situation par le versement de larmes. Cela dit, comme on peut le noter dans « Jusqu’au dernier gramme », NOS intériorise ce signe extérieur de fragilité, ne versant pas de larmes inutiles, ou du moins pas à la hauteur de sa haine (Garde tout dedans, plus de larmes que de pleurs). Ici donc, dans le cas présent, la sueur, produite par le dur labeur (charbon) ET par la chaleur au niveau -1 se charge de l’expulsion. Ça recommence est également une des phrases iconiques du duo, présente dès le premier album QLF. Dans l’écho de cette introduction à Naha, l’accent est mis sur « s’y faire », avec un compresseur et une réverbération accrue. Quoi qu’on en dise, cela a pour but de SUGGERER un autre mot à la même consonance, se finissant par « CIFER »… Hassoul à vous de juger, maintenant que vous avez le background.

Ca recommence - on s'y fait

N3 « Les billets bleus sont devenus violet / Les rouges sont devenus verts » 
Ne cherchons pas trop loin pour cette phase N3, ici les billets de 20€ sont devenus des billets de 500€. Les billets de 10€ sont devenus des billets de 100€… Je pourrai m’arrêter là, mais la deuxième partie (rouge/vert) est une référence routière aux feux tricolores. Grâce à la moula, les portes précédemment fermées sont désormais ouvertes. Les références aux feux tricolores ne sont pas une nouveauté, que ce soit pour Ademo ou NOS. Bonus : ma préferée « J’passe au vert comme dans les rues de Rotter » où Ademo ne veut pas se faire remarquer par les forces de l’ordre, s’arrêtant au feu rouge, le coffre rempli de vert (demi kill d’amné dans la ride car). Ou encore dans le dernier album dans Sheita « Pochton tout vert au feu rouge ».


AD3 «J’fais le tour de la plaine avec Epona » 

Référence évidente à la monture de Link dans Zelda, mais je la mets quand même, pour le plaisir.


AD4 «Un cœur de Ice tu connais, Olé Olé j’suis parisien enculé » 
Ici, Ademo rappelle directement un de ces lyrics dans Oh Lala (A cœur de Ice, alors j’réchauffe la lame). Ice fait référence à la drogue, leur permettant de faire du biff, mais aussi au cœur froid (depuis l’œsophage). Ceci est caractéristique des parisiens (ces gros enculés lol). Trève de plaisanterie, cette phase fait office de prélude à la punchline suivante, AD5.


AD5 «Une légende comme Raï sur l’terrain –Aie- Tu sais ma bitch on aime la maille- c’est avec cte merde que la mif graille-Hataille » - Ademo
Suite directe d’AD4, ici le thème parisien est repris, via le numéro 10 brésilien emblématique Raï. Ici Ademo explique que la raison de son amour pour l’oseille est uniquement une question de survie de sa famille. Thème récurrent qu’il en soit, la mise en sécurité de la mif, au bord de la mer, avec assez de maille pour finir ses jours obsède les deux frères. L’exemple le plus frappant en reste la phrase suivante tirée du morceau bonus « Cramés » - « Moi j’aime pas l’argent, j’aime mes proches donc je remplis mes poches ».


AD6 «Des schlags et des schlags, j’peux plus les compter (NON) / L’hôtesse de l’air elle me sert un bon thé (OUAIS) / J’suis plus là mais vert continue de voter, dans l’escalier»


 Une des phases les plus complexes, qui justement, mal comprise en addition à d’autres, peut laisser Ademo en retrait sur cet album, coupable d’avoir fourni un travail de moins bonne qualité. L’hôtesse de l’air sert un thé à Ademo qui voyage vers le Japon via une compagnie aérienne asiatique. La boisson servie est donc du thé… VERT. Ademo n’est plus présent dans le bat, dans le hall pour bicrave. Cela dit, les yencli ne cessent d’affluer, assurant l’écoulement des kilos de weed, autrement dit de verte. Pour les 2 frères, les yenclis venant chercher leur drogue représentent une sorte de pouvoir, non politique mais underground, le nerf de la guerre, l’opium du peuple, laissé en circulation semi-libre. Si vous en doutez, les références politiques sur ce thème sont au nombre de 2, et personnellement je trouve qu’elles sont de très bonne facture. Dans « le monde ou rien », les toxicomanes viennent chercher leur cocaïne (le clip se déroulant d’ailleurs à la Scampia de Naples). « Président, dans le hall j’ai vu yencli voter blanc ».Dans ce cas les yencli votent BLANC (vote blanc classique) et un graffiti au mur stipule « A voté ». Aux Tarterets, les clients viennent chercher leur weed, ceux-ci votent donc VERT (le parti écologiste français). Lourd.

Un Yencli vote blanc

3 - DANS LA LEGENDE

Titre éponyme de l’album, étonnement, je n’ai rien de spécial à dire sur ce track. Voici quand même quelques phases intéressantes.

AD7 «Dans la tour, j’me rappelle (j’me rappelle)… Les cafards, les baqueux les yenclis à la pelle (à l’appel) »
Ici, les cafards, les baqueux et les yenclis (choses les plus fréquentes du quotidien dans le bat), se trouvent à la pelle. Egalement, sur la sonorité de la rime, « à l’appel » peut convenir, donnant un sens équivalent, ou du moins proche. Dans ce cas, les cafards, baqueux et autres yanyan sont présents, répondant à l’appel tels des écoliers. Gardons en tête ce deuxième sens pour la lecture de la phase suivante.


AD8 «Pas de 10, pas de 10, au bonchar on y va on fait pas de caprice non !»
Ici, Ademo s’adresse aux yencli qui font la queue comme à des enfants. Il leur rappelle qu’il ne fait pas de 10€, pas de vente au détail d’aussi petites quantités de substances stupéfiantes. Il leur ordonne alors de se dépêcher et d’arrêter leurs caprices enfantins, tel un professeur pressant les élèves pour accéler leur travail (au boncharon y va !).

AD9 «Hamdoulah, aujourd’hui plus besoin d’le faire, Le Monde Chico (Chico)»
Une bête et méchante relation de cause à effet. La bicrave n’est plus nécessaire. Pourquoi ? L’album le monde Chico, son buzz, la maille.

AD10 «Love&Peace, Love&Peace… Sur le terrain y’a des yeux, hey belek au glissement ! »
C’est simple, glissement de terrain. L’hypocrisie des associés ou connaissance professionnelles dans le monde du traffic. Se montrant bienveillants (Love&Peace) par devant, ils sont néanmoins témoins visuels des actes illégaux. Toujours se méfier, car la trahison peut mener à une descente aux enfers, en prison, ici imagée par un glissement de terrain (ter-ter).

AD11 «Le M en Sayan, un tah tu fly, wallay wallay»
Un des gimmicks les plus repris au cours des 3 albums, le M (à la sayan ou non) fait son apparition sur de nombreux morceaux, avec des significations différentes. Dans ce cas précis, le M à la sayan fait référence à Majin Vegeta. Evolution, dans un sens négatif du terme du prince des sayans, Majin Vegeta est le penchant maléfique de Vegeta, résultat d’un pacte réalisé avec le diable. De ce fait, Majin Vegeta n’est plus animé que par des sentiments négatifs, une haine, une rage et un dégoût profond des gens qui l’entourent. Majin Vegeta pour faire simple, a toujours la haine, comme les deux frères. NOS fait mention de sa haine dans quasiment tous les morceaux, et récemment Ademo y fait également référence directement (Que dire à part que ça pue dans la street à part que j’ai toujours la haine). Un tah tu fly, fait également référence au M, cette fois-ci dans le sens de sseum tampon M, plaquette tampon M,  un haschich de qualité supérieure. Le sseum dans ce cas là est utilisé pour calmer les penchants Majin d’ademo et de NOS, comme on peut le voir dans différentes autres chansons.
Majin Vegeta
Bonus : Majin Vegeta devient une marionnette, après son pacte avec le diable en personne.


AD12 «J’sors de la savane de la jungle, que du soleil»

Simba, Mowgli, easy.

4 - MIRA

Pour moi, MIRA est un des sons les plus subversifs de l’album. Je crains de m’engager sur le thème de fond de ce morceau, de peur de froisser les personnes attachant de l’importance au symbolisme religieux. Non je déconne, j’ai peur de rien à part des cafards, les vrais savent.  
Attention, sans rentrer dans le débat de savoir si PNL surfe sur la vague sataniste ou non, en incrorporant des références et de l’imagerie explicite ou en produisant le son sheita par exemple. 
NON ! PNL ne s’en cache pas, il est sans cesse fait mention de l’enfer, du diable, d’un pacte passé avec celui-ci, qu’Ademo peine à résilier. C’est clair, PNL en joue, dans une optique d’acceptation de leur condition, condamnés à l’adoration du mal. 
Mais parlons du son MIRA. Dans ce morceau, Ademo jure à 16 reprises « Wallah » mettant l’accent sur l’aspect confessionnel de l’imagerie utilisée.  Plus précisément, dans une dualité constante, frôlant la schyzophrénie à peine maquillée, les deux frères brisent les codes associés à leur « religion », s’adressant à la lune comme à une entité supérieure. Nul besoin de préciser que cette personnification n’est pas permise dans la religion musulmane, tout comme le fait de s’élever à un rang supérieur aux autres être humains (cf. cover de l’album). Pour continuer, je cite un célèbre élève philosophe « Le son pourrait être bien, s’il disait pas petit pelican dans le refrain ».Fruit du hasard, ce philosophe, lors de sa visite dans un zoo, a été confronté à un pélican en liberté, celui-ci l’ayant suivi dans tout le parc. Et bien, comprenons ensemble, entre autre, pourquoi petit pélican.

N4 «J’ai compté, toute la journée, jusqu’à m’en brûler les ailes » - NOS
Dès la première phrase, NOS installe le décor de ce morceau, introduisant une référence indirecte aux anges. Au fil de leur ascension, les deux frères ont vu leurs poches se remplir, recomptant (compter, recompter, on ne compte plus le nombre de fois ou ce vocabulaire revient) les billets. Les ailes brulées représentent le zénith de leur carrière atteignant l’astre solaire, ceux-ci souhaitant peut être redescendre de leur plein gré, cette nouvelle vie ne leur plaisant pas finalement tant que ça, d’où les ailes brulées. Enfin, les ailes de pélican ;)

N5 «J’ai cogité toute la nuit, jusqu’à ce que s’éclaircisse le ciel » - NOS
Les deux frères, aucun doute là-dessus, sont plus attirés par l’antagoniste Lune, Mira, ont toujours vécu avec leur côté sombre, leur démon intérieur, et ne connaissent que ça.

N6 «On connaît que le noir, paraît que la lumière existe. Le temps passe, le temps passe, j’sais plus très bien quoi faire de ce fric » - NOS
On corrobore N4 et N5.

N7 «Deux peace avec les oides, un coup de feu y’a plus personne de leur clique – Bang Bang » - NOS
Deux signes peace, associés en Z, forment le signe d’appartenance à la cité des tarterets de Corbeil. Tarterets, connus sous les pseudonymes de TZ, Tartezoo, DMZ (zone démilitarisée), d’où le Z. Ce signe est censé dans cette phrase inspirer la crainte et présager de règlements de comptes armés, BANG BANG.

N8 «Mira, Mira Mira (petit pelican)» - NOS
Dans ce morceau, les deux frères (surtout Ademo) s’adressent à la lune comme à un mentor, les guidant et les conseillant dans leur vie. Ils s’adressent à elle en la personnifiant et l’appelant Mira. Mira leur répond, techniquement utilisant des effets sonores distincts permettant d’identifier les allers retours entre les interlocuteurs. Mira répond donc à NOS en l’appellant petit pélican. Le symbolisme associé au pélican est assez surprenant, mais vous allez voir, cela colle parfaitement avec le mood
.
En Europe occidentale, le pélican était au Moyen Âge un symbole de piété pour l'Église chrétienne : on croyait qu'il perçait sa propre chair et nourrissait ses petits de son sang.
dans l'iconographie et la symbolique chrétienne occidentale, le pélican symbolise le sacrifice du Christ, qui verse son sang pour le salut du genre humain.


Bonus, pour ceux qui veulent aller plus loin, le poème d’Alfred de Musset, Allégorie du pélican, derniers vers.
Poète, c'est ainsi que font les grands poètes.
Ils laissent s'égayer ceux qui vivent un temps;
Mais les festins humains qu'ils servent à leurs fêtes
Ressemblent la plupart à ceux des pélicans.
Quand ils parlent ainsi d'espérances trompées,
De tristesse et d'oubli, d'amour et de malheur,
Ce n'est pas un concert à dilater le cœur ;
Leurs déclamations sont comme des épées :
Elles tracent dans l'air un cercle éblouissant;
Mais il y pend toujours quelques gouttes de sang.

AD13 «Wallah, Wallah, Wallah» x3
AD14 «Chaussures trouées en Nike en Fila Fila, Mowgli tu verras vida Mira Mira»

Ademo s’adresse à la lune dans un couplet composé de 3 échanges. Le premier passage représente la période actuelle, Ademo connaissant le succès mais se plaignant toujours à la Lune. Le deuxième passage correspond à la phase d’ascension, à l’époque du Monde Chico. On remonte le temps jusqu’à finir avec le dernier passage, où Ademo n’était pas encore connu. On revient à l’essence même, la source des textes d’Ademo, son jnoun intérieur, son démon personnifié : Mowgli.



5 - J'SUIS QLF

Un son estival, pour les vacances, y’a pas de fond… n’est-ce pas ? Non, en vrai y’a pas de fond. Je mets quand même quelque punchlines, au cas où.


AD15 «On voyage - J’men bats les couilles j’suis faya – J’vogue sur une plaquette d’Haia»
L’Haia est une sorte de haschich de qualité supérieure, très forte. L’Haia fait planer Ademo, qui est faya (fonsdé). Ceci est imagé par le fait de voler, planer sur une plaquette (format pour bicrave), tel un tapis volant. On peut y voir, via les références au voyage, un clin d’œil à Alladin et son tapis volant. Quoique… Alladin était rebeu, il faudrait plutôt parler de tapis volé.


N9 «J’suis bien chéper, j’rattrape les années en l’air» - NOS
NOS profite des vacances à sa manière, il boit il fume, il rattrape le temps. Toutes ces années foutues en l’air à charbonner méritent bien  récompense. Mais… Egalement, au sens littéral du terme, NOS est perché, il prend de la hauteur, rattrapant les années en l’air, au sens vertical du terme. Hin hin.

N10 «Dans le vide je vois le monde en entier» - NOS
Phrase anodine, pourtant lourde de sens. Ascension, montée fulgurante, jusqu’au sommet, jusqu’à atteindre l’espace. Dans la soucoupe ( !), le vide intersidéral, NOS voit la Terre entière depuis la haut. Aussi, comme vu précédemment, NOS peut être perché, tellement haut qu’il en est dans l’espace. Bref, 2 sens c’est déjà pas mal. En réalité, un de plus ça bouffe pas de pain (petit pélican), et jamais 2 sans 3. NOS est blasé, pessimiste, déçu de ce monde. Que ce monde est moche, regard dans le vide, il y voit le monde, en somme pour lui du vide, le néant, rien à sauver là-dedans.



 N11 «Elle est sombre elle est timide, ce soir la lune rougit. J’pète Niaks vers Hitachi» - NOS

La lune, sombre et timide, reçoit des avance de NOS. Il la charme, la fait rougir. Il lui voues un culte, la couleur rouge imageant une relation charnelle. Aussi surprenant que cela puisse paraître, cette relation a eu lieu. Preuve en est Niaks vers Hitachi. Pour commencer j’pète Niaks est un argot de l’abbréviation (oui oui sérieusement) j’pète une Yaks. Dans le 91, une yaks signifie une cigarette, ou un joint. Hitachi, en japonais signifie lever de soleil. NOS allume un joint en direction du lever de soleil, après avoir niqué la lune, comme un autre pourrait allumer la cigarette d’après l’amour. Sinon, t’as lu mon explication de Mira ? Lune, rougit, sang, pélican.

6 - LA VIE EST BELLE

La flemme...

7 - KRATOS

N12 «J’voulais pas qu’on m’aime, j’voulais juste le M comme Kratos»

Dans ce contexte, le M signifie le monde. Comme dans le son « le M » de l’album précédent, Kratos, héro de la série de jeux vidéo God of War veut conquérir le monde Chico, en bon demi dieu de la guerre vener H24.



N13 «On t’laissera le trône et puis leurs filles, on garde la monnaie la vie – Le seigneur Coola ! »


 Coola… Coola… le frère de Frieza (Freezer) dans DBZ. Cette image est lourde de sens. Coolah est dans l’ombre de son frère Freezah, la preuve personne ne le connaît :) Mais cela ne l’empêche pas de piller et de mettre à feu et à sang les planètes conquises par les membres de sa famille, le père se joignant joyeusement aux saccages (fils de taulard ?). Dans cette image, NOS insiste sur le fait qu’il ne souhaite pas que les projecteurs soient braqués sur lui. Ce qui l’intéresse n’est pas le moyen, mais la finalité, l’oseille. Comme Coola, bats les couilles d’être sur le devant de la scène. Rien que la référence à ce personnage méconnu en dit long sur l’état d’esprit de PNL.


8 - LUZ DE LUNA

LOL

9 - TU SAIS PAS

Un bon son. Tout est clair.

10 - SHEITA

Alors celle là, j’ai un avis assez spécial la concernant. En apparence, les deux frères parlent de sujets légers, le gimmick étant « j’aime sa gueule de Sheita » en parlant d’une femme. Cela dit, les connotations du morceau font bien référence au Sheitan. Comme vu précédemment dans Mira, PNL fait un pied de nez aux observateurs dans mon genre, cherchant une explication aux termes utilisés. En somme, PNL ne cache pas son penchant pour le mal, le transmettant d’ailleurs via leurs morceaux.
Premièrement l’instrumental comporte des parties simulant un son lu en sens inverse. Ce procédé est souvent associé aux messages subliminaux cachés dans les musiques, messages parfois sataniques. Le meilleur exemple en étant Stairway to heaven de Led Zeppelin.
En plus de ces effets assez flippants, on note quand même un procédé musical unique, innovant au cours de la prochaine phase analysée.

N14 «J’viens d’là où des fils partent avant leur mère / J’vais là où tous les (???) sont verts»

Le mot laissé vierge dans la citation est en fait la superposition de deux mots, chacun prenant sens au sein de la phrase. Les deux sons sont joués simultanément, à une fréquence propre à chacun. Dans un cas, tous les poumons sont verts, du fait de la weed. Dans le deuxième cas, on entend également que tous les billets sont verts. Ce procédé renforce l’aspect « satanique » du son. C’est la première fois que j’entends ça, et ça rend hyper bien, c’est lourd.



N15 «Double peace TZ TZ»

Ca devrait aller maintenant.


N16 «Du mal à m’souvenir, mais bon Igo j’oublierai pas / On voit les sous venir, j’sens quelque chose qui se répare»


Une variation d’un précédent texte de NOS « J’me défonce pour me rappeler, j’me défonce pour oublier » dans le titre Oh Lala. Ici, NOS met l’accent sur le fait qu’il n’oubliera pas d’où il vient, cela dit son mode de vie actuel est à des années lumière de ce qu’il a connu. La raison est simple, l’argent. Il ne comprend pas lui-même pourquoi le public les adule, alors qu’ils crachent simplement leur haine. Chose en plus que lui aurait, remettant en doute son humanité, comme à plusieurs reprises dans cet album. Il sent en lui quelque chose qui se répare, son cœur. Son cœur, fait de billet, comme il le dit « j’ai l’cœur qui bande devant billet vert » ou plus explicitement « cœur de billet, j’attends qu’on me greffe », ici son cœur de billet est greffé de billets supplémentaires, il se répare.

11 - HUMAIN

Je vais respecter le son, un des meilleurs de l’album. Rien à dire, très profond mais compréhensible. Les deux frères remettent en doute leur humanité, dans la continuité de Sheita. Gardons en tête que pour moi, Mowgli et Simba représentent l’incarnation intérieure de leur démon intérieur.

AD16 «En fait le truc c’est que j’suis plus fuck le monde»

#négatif

AD17 «J’fais des cauchemars, Hey Mama,Les anges sont loin de mon sommeil. En fait le truc c’est que j’dois tuer mon monstre»

En continuité des déclarations précédentes, Ademo est plus attiré par la facette sombre de sa vie. La nuit, il ne rêve pas du paradis ou ne pense pas au bien. En fait le truc forme une anafore, Ademo voudrait être Humain lui aussi. Ou pas.

AD18 «Tu sais ce qu’elles veulent voir les doubles d’celui qui a la fraîche»

Une dédicasse rapide aux michtos. Les doubles = les couilles
.
AD19 «Rivaldo, Denilson, 91 Essonne, mais Simba se débrouille»

En gros, ici on a une variation de « H24 sur le rain-té, mais trop techniques » . Rivaldo et Denilson sont deux joueurs Brésiliens, connus pour leur technique sur le terrain. Mais Simba ou (Mes Simbas) se débrouille(nt) fait référence aux jeunes de Corbeil étant atteints par la même maladie que lui, étant dans la même impasse. Ademo ne cite pas Mowgli car il projette la jeunesse des petits frères sur le jnoun de NOS, Simba.

AD20 «Mets du Adé, mets du Ladif, la jungle dans la caisse»

PNL ne fait pas (ou très peu) de featuring. Ici Ademo conseille de mettre sa musique et celle de Ladif dans la voiture… Ladif est en fait le premier pseudonyme de NOS, utilisé dans la première mixtape a voir le jour, mdr. Donc en gros, mettre du PNL quoi… Ensuite, la jungle dans la caisse, le quartier, les animaux, loin des hommes et… Mowgli J Le but, faire que Mowgli s’exprime au maximum, que son discours atteigne le maximum de personnes, à fond dans la caisse.

AD21 «Tu joues le grossiste, Ounga, Ounga, Ounga  dans ta graisse»

Ounga, en référence à Mowgli, dans un contexte agressif. Le reste est marrant, Ademo se permet ces phases humoristiques car il se sent en confiance sur cet album, il fait n’importe quoi en vrai.



 N17 «J’voulais leur donner de l’amour mais ils préfèrent qu’on leur baise leur mère »

NOS comme dans toutes les chansons, fait référence à sa haine. Se rapprochant des dires d’Ademo « j’leur chante ma haine ils applaudissent », NOS se rend compte, il a compris que le public aimait ce côté sombre, différent et que cela faisait leur succès. Il ne sait toutefois pas exactement pourquoi se phénomène se produit, la seule explication pour lui étant qu’il n’est pas humain.

N18 «J’me mets à la musica, un Igo de plus qui se met au vert»

Ici, NOS n’emploie pas se mettre au vert dans le sens de se mettre à l’écart, de s’isoler pour se ressourcer. Ici Ademo fait une analogie à la drogue, distribuée au client. C’est de cette manière qu’il a commencé sa vie, faisant de l’argent grâce à l’addiction des clients à ses stupéfiants. Aujourd’hui, il a l’impression que le schéma se reproduit avec sa musique. C’est avec ça qu’il fait de l’argent, et les clients, addicts, sont de plus en plus nombreux. Il les recompte, recompte les billets.

N19 «On desserre la ceinture, la banquière  prend mon tour de taille»

Très subtilement, NOS montre que pour lui, le poids se compte en euros. Déjà, dans « J’suis PNL » de l’album précédent, il disait « Plus j’prends de la distance avec mon hood, plus ma Gucci se desserre ». Plus le succès est présent, plus les deux frères ont les moyens financiers de se faire plaisir. Plus peur du frigo vide pour Adémo et un cran de desseré sur la ceinture Gucci de NOS. Dans le sens inverse, l’époque de la hass au quartier, liée à son lot de soucis qui te rongent le ventre, fait maigrir. Quoi qu’il en soit, les deux frères connaissent le prix, le taro du kill.

N20 «J’crois bien qu’ils sont pas humain. Ou c’est p’têtre moi qui suis pas humain ?»

#isolement

N21 «Le cœur vide sappé en Plein »

Ici, NOS montre qu’il a toujours le cœur vide malgré le succès. Malheureusement, il n’a pas trouvé de réel bonheur mais se content tout de même de placebo matérialistes, comme des vêtements de luxe de la marque Philipp Plein.



N22 «J’ai l’inspi des canines à Papa. J’suis chez moi commes les armes dans l’appart. Lala j’me verrai bien vers La Panne. J’veux le monde, j’veux ma part »

NOS a été élevé par un père malfaiteur, lui ayant transmis des precepts ancrés en lui. Il s’inspire de lui, veut le rendre fier en accomplissant lui aussi des méfaits, en se faisant craindre dans la rue. Ayant suivi cette éducation peu banale, il n’a pas les mêmes standards que les citoyens lambdas. Pour lui, la présence d’armes dans son appart, à la fois étant enfant avec son père, et toujours aujourd’hui ne le dérange pas du tout. Il se sent chez lui, et les armes ont parfaitement leur place, en les personnifiant pour leur aspect violent. Tout ce qui est violent, il aime, et ouais.
Lala, c’est une expression utilisée depuis le premier album QLF. Cela signifie le succès, avoir fait le million, être tellement riche que rien ne nous préoccupe. Du coup, on se lâche à fredonner gaiement un petit Lala… Du coup, Lala j’me verrais bien vers La Panne, La Panne étant une station balnéaire en Belgique, non loin de la frontière Néerlandaise. Equivalent de la côte d’Azur Française, cette zone est connue pour sa richesse, ses villas, et… ses putes. Va s’en dire que les deux frères ont du connaître cette ville lors d’un « aller rapide » vers les Pays-Bas.

N23 «Elle aime personne sauf ses enfants, de la haine un peu plus qu’avant, plus monnaie que passionné, j’entends le benef sonner, je sors pour charbonner»


Thème du morceau, NOS met en exergue son manque d’humanité. Il décrit son idéal féminin, assez spéclai, n’aimant que ses enfants. Même dans ce monde hypothétique ou NOS aurait trouvé une femme respectable, il ne resiste pas à l’appel de la street. Il suffit d’un élément déclencheur, le benef qui sonne à la porte pour qu’il ressorte, qu’il retourne vers son vrai amour a.k.a la street.

12 - BAMBINA

Ademo nous simplifie la tâche, il nous livre en 15 secondes dans l’intro les phrase auxquelles il faut s’attarder dans ce morceau.

AD22 «J’aime, Comme la fin de peine (Ten), j’traîne, souvenirs par centaines»

Ces phrases reviennent plusieurs fois au cours du morceau, sous plusieurs variations. Ademo utilise toutes les sonorités proches, pouvant donner un sens différent à chaque fois !
Au début, la fin de peine peut signifier la fin d’un séjour en prison, donc ademo aime. Aussi, la fin de peine, aussi tiré par les cheveux que cela puisse être, signifie la haine. En effet, en enlevant le p, on obtient bien la haine, thème présent dans ABSOLUMENT tous les morceaux de PNL, NOS étant celui qui met un point d’honneur à perpétuer ce rite. Comme le dit NOS justement « En attendant que ma peine se transforme en haine », pour lui le temps va effacer sa peine,l’estomper, ne laissant que la fin du mot, la haine.
Plus loin dans le morceau, Ademo remplace le mot peine par Ten (ou t’haine comme le nom du track bonus de la version orange). Lorsqu’il emploie ce procédé, il met bien l’accent sur la suite de la rime, en accentuant le mot centaine. Donc, la fin de Ten ? Oui mais qu’est ce que ça veut dire ? Et bien, c’est simple, enfin en connaissant Ademo et son attachement à la culture populaire des années 90. Le son Bambina est un son totalement basé sur la nostalgie, sur l’enfance d’Ademo, qui parle de ses souvenirs par centaines, de son enfance insouciante. Comme il le dit, «Comme on riait, comme c’était bon à l’ancienne ». La fin de Ten fait référence à la mort de Ten Shin Han dans DBZ, un des thèmes favoris d’Ademo. Ten Shin Han, déjà cité dans Tchiki Tchiki (3e œil comme Ten Shin Han), est ici indirectement mentionné. La mort de ten Shin Han intervient après la mort de son petit frère de coeur Shaozu, les deux personnages étant liés à la vie à la mort par cette relation fraternelle exacerbée. Shaozu s’est sacrifié pour protéger Ten Shin Han et celui-ci s’est alors lui aussi battu jusqu’à la mort pour venger Shaozu, pour finalement le rejoindre. QLF.



AD23 «Faut que j’vois l’afrique, faut que j’vois la jungle que Mowgli s’exprime»

Ademo voudrait voyager, voir la jungle pour que son démon intérieur Mowgli  puisse s’exprimer. Il pense s’y sentir libre. Comme il le dit précédemment « Un animal au milieu des hommes ».

AD24 «J’rime tranquille devant l’cul de Kim - Anakin»

Le son faisant référence, via la nostalgie à l’enfance d’Ademo. Celui-ci se compare à Anakin, insouciant lors de son enfance. Anakin a également perdu sa mère, ce qui le rapproche des deux frères. Ensuite, il est devenu Dark Vador, symbolique d’un sentiment de haine permanent contre l’humanité et d’un penchant pour le mal.


N23 «Si tu m’aimes est-ce que tu signes si je saigne ? Si fragile, tu serais copine sans le sseum»

Ademo montre qu’il est tourmenté, qu’il n’est pas capable de donner de l’amour. Il met en avant encore une fois sa différence (toujours le thème pas comme eux), et s’adresse à une femme, lui disant qu’il ne peut pas l’aimer malgré ses qualités. Il est déjà marié à la haine, au sseum en quelques sortes. Un constat froid.


N23 «J’fais mon biff wa wa wa»

Un clin d’œil au groupe DTF, quasiment les seuls rappeurs que l’on sait associés à PNL. Leurs amis de longue date que l’on retrouve dans les clips de « vacances » j’suis pnl, j’suis qlf. Les deux rappeurs du 94 ont utilisé ce refrain par le passé.



N24 «Tranquille tant que ces putes parlent en dollars»

On note celle là pour comprendre la suivante.

N25 «J’suis sur le cul d’une étoile filante. Pas de vœu, j’fais le bilan, vert-gris Land»


L’étoile filante fait référence au succès, une star entre guillemet, mais plus vraisemblablement représentant l’ascension, le caractère spatial que l’on retrouve souvent chez PNL. NOS ne fait pas de vœu, il fait le bilan, à la fois sur sa vie dans ce son nostalgique mais aussi le BILAN FINANCIER au sens propre. Il fait le bilan financier dans une contrée lointaine, ou l’argent règne en roi, vert-gris Land. Le vert-gris est la couleur des billets de banque américains. Mais pourquoi américains me direz vous, ça va trop loin… Et bien, pour ça, il faut lire la citation N24.